SOPHROLOGIE À GÉMENOS, PRÈS D’AUBAGNE

Comprendre la méthode et son utilité

Vivre intérieurement de nouvelles expériences pour développer des ressources et transformer progressivement son rapport à soi, aux autres et aux situations.

Sophrologue certifiée à Gémenos, près d’Aubagne, je vous accompagne lorsque le stress, l’anxiété, certaines émotions ou certains fonctionnements prennent trop de place dans votre quotidien.

La sophrologie est souvent présentée comme une méthode de relaxation et de respiration. Ces outils en font bien partie, mais ils ne suffisent pas à expliquer sa richesse ni la manière dont elle agit.

Sa véritable particularité repose sur la combinaison de plusieurs éléments : la mobilisation du corps, des capacités mentales et des émotions, dans un état de conscience particulier qui favorise une implication plus profonde dans l’expérience.

C’est cette expérience intérieure, pleinement vécue et ressentie, que l’on appelle en sophrologie la vivance.

Pourquoi faire de la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode psychocorporelle qui permet de développer les ressources dont une personne a besoin pour mieux traverser une difficulté, retrouver un équilibre ou faire évoluer certains fonctionnements. Elle peut notamment aider à :

Elle agit également sur la manière dont nous percevons et vivons les situations.

Au fil des séances, il ne s’agit donc pas uniquement de se sentir plus calme pendant une heure. La personne apprend progressivement à développer d’autres états intérieurs, à reconnaître ses ressources et à porter un regard différent sur elle-même, sur les autres et sur ce qu’elle traverse.

La sophrologie est destinée à tous types de publics que ce soit les adultes, les adolescents, les enfants ou les mêmes les personnes âgées au delà de 80 ans. Elle s’adresse aussi à des personnes dans le cadre d’un accompagnement individuel qu’en séances de groupe dans les différentes structures professionnelles, institutionnelles ou associatives.

Avec les enfants : la sophrologie aide, dans une approche ludique, les enfants à canaliser leur énergie, à se sécuriser, à apaiser les émotions, à atténuer leurs angoisses, à améliorer la concentration… Les séances proposées proposées aux adolescents et jeunes adultes sont proposées à titre individuel ou en groupe dans le cadre de leur scolarité dans des établissements scolaires ou de loisirs, associations de loisirs…

Avec les séniors : La sophrologie aide nos aînés à retrouver la joie et le positif au quotidien, permet d’améliorer l’attention et la concentration, de fluidifier les rapports aux autres, de stimuler les sens et la mobilité… Les séances à destination des séniors sont proposées à titre individuel ou en groupe dans le cadre de prestations de loisirs/ bien-être proposées par des établissements séniors (maisons de retraite, EPHAD, maisons de séniors…) ou encore dans le cadre de prestations de bien-être proposées par des centres communaux d’actions sociales (CCAS) ou associations de séniors.

En entreprise et collectivités : De plus en plus d’entreprises font appel à la Sophrologie. Ces séances, proposées aux salariés, apportent différents bienfaits notamment à mieux gérer les émotions et le stress, à être plus reposés, à mieux travailler en équipe, à être plus concentrés…

La sophrologie est une méthode psycho-corporelle élaborée dans les années 60 par Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, qui s’est inspiré de plusieurs de méthodes, discipline et de courants comme l’hypnose, le Hatha yoga, le zen (forme de méditation), la phénoménologie (courant philosophique qui s’intéresse au vécu, à l’expérience interne) pour en faire une méthode complète qui agit sur les 3 dimensions.

La sophrologie : bien plus que de la relaxation et de la respiration

La relaxation et la respiration sont des outils utilisés en sophrologie, mais elles ne constituent ni sa finalité ni, à elles seules, son principe d’action. La respiration peut servir de point d’ancrage, accompagner un mouvement, favoriser une présence plus attentive au corps ou faciliter l’accès à un état de relâchement. La détente corporelle permet, quant à elle, de diminuer temporairement certaines tensions et de modifier la qualité de l’attention.

Mais la séance ne s’arrête pas là. Une pratique sophrologique combine, selon un déroulement précis :

● des stimulations corporelles ;

● une attention portée aux sensations ;

● des mouvements doux ;

● des exercices respiratoires ;

● des images mentales ;

● des souvenirs ou des projections ;

● des représentations symboliques ;

● des autosuggestions ;

● un travail autour des ressources, des valeurs et des capacités ;

● une implication émotionnelle dans l’expérience.

Ces différents éléments sont choisis et organisés en fonction de l’objectif de la séance et du parcours d’accompagnement.

La méthode stimule le corps tout au long de la séance, mobilise les capacités mentales et génère des états émotionnels, lesquels créent précisément cette expérience interne tant bienfaisante pour ceux qui connaissent bien cette méthode. C’est association des exercices, et non l’utilisation isolée d’un exercice de respiration ou d’une visualisation, qui donne à la sophrologie sa dimension particulière.

La prise de conscience du corps, avec toutes ses sensations telles qu’elles sont tout au long de la séance, est un principe fondamental de la sophrologie. Le vécu du corps dans sa réalité est, d’ailleurs, le point central de la méthode. 

La séance dure environ 1 heure et comprend une partie verbalisation et une partie pratique. ll n’y a  pas de contact avec le sophrologue ; le principe est de se laisser guider par la voix du sophrologue en ayant – si possible – les yeux fermés. 

Enfin, la séance se déroule dans un contexte d’écoute, dans le respect du rythme et des possibilités de chacun.

Ce qui fait la particularité de la sophrologie

La sophrologie agit conjointement sur trois dimensions de l’expérience humaine :

● le corps et les sensations ;

● le mental, à travers les pensées, les images et les représentations ;

● les émotions et les états intérieurs.

Son approche global permet de créer une vivance unique et particulièrement, propre à cette méthode. Ce vécu positif en séance génère progressivement des modifications internes grâce à une pratique engagée mentalement dans ces exercices, lesquels sont réalisés dans un état de conscience modifié, qu’on appelle niveau sophro-liminal en sophrologie.

Cet état de conscience modifié, état déterminant en sophrologie pour intégrer les vécus, correspond à un état de relâchement corporel et un apaisement mental relativement profond, qui amène la conscience dans un niveau situé entre la veille et le sommeil. Ce niveau permet à la fois de rester conscient, tout en permettant d’abaisser le niveau de vigilance, qui discrimine tout ce que nous faisons, disons, voyons en état de veille. Il est en effet possible de savoir que l’on devrait se sentir en sécurité, avoir confiance ou relativiser une situation, sans parvenir pour autant à le ressentir réellement.

La sophrologie cherche précisément à réduire cet écart entre ce que l’on sait et ce que l’on vit intérieurement. La personne ne se contente pas de penser à une ressource ou de se répéter qu’elle possède une capacité. Elle est progressivement amenée à en faire l’expérience dans son corps, dans ses sensations, dans ses représentations et dans ses émotions.

La personne ne se contente pas de penser à une ressource ou de se répéter qu’elle possède une capacité. Elle est progressivement amenée à en faire l’expérience dans son corps, dans ses sensations, dans ses représentations et dans ses émotions. C’est précisément ce vécu qui laisse des empreintes positives au niveau de la neurologie et qui amène, au fil des séances, des changements parfois subtiles et parfois plus significatifs, mais qui répondent quoiqu’il en soit aux besoins.

* On fait référence en sophrologie au bonhomme chinois où l’on distingue ces 3 parties (corps, émotions, mental) : la partie basse du corps (soit les jambes) bien ancrées pour faire référence au corps puis le centre du corps sous forme de croix pour représenter la partie émotionnelle et le haut du corps qui représente le mental.

L’état de conscience modifié ou niveau sophro-liminal

Les exercices sont pratiqués dans un état de conscience particulier, appelé en sophrologie niveau sophro-liminal. Il s’agit d’un état situé entre la veille ordinaire et le sommeil. Le corps est davantage relâché, l’activité mentale peut s’apaiser et l’attention se tourne plus facilement vers l’expérience intérieure. La personne reste consciente de ce qui se passe. Elle entend la voix du sophrologue, peut bouger, parler ou interrompre l’exercice à tout moment.

Cet état ne correspond donc ni à une perte de contrôle ni à un endormissement. Il permet plutôt de prendre momentanément de la distance avec la vigilance habituelle, l’analyse permanente et le regard critique que nous portons souvent sur ce que nous faisons ou ressentons. Dans la vie quotidienne, une expérience nouvelle peut rapidement être interrompue par des pensées telles que :

● « Cela ne marchera pas » ;

● « Je n’en suis pas capable » ;

● « Je ne ressens rien » ;

● « Ce n’est pas réaliste » ;

● « Je ne devrais pas réagir ainsi ».

Au niveau sophro-liminal, ces pensées ne disparaissent pas nécessairement, mais elles peuvent occuper moins de place. L’attention devient plus disponible pour ce qui est en train d’être vécu.

Un état de conscience qui ne suffit pas à lui seul

L’état sophro-liminal est déterminant, mais il ne suffit pas, à lui seul, à expliquer les effets de la sophrologie.

La personne n’est pas simplement installée dans un état de relaxation en attendant qu’un changement se produise.

Pendant la séance, plusieurs dimensions sont mobilisées simultanément :

● l’attention se porte sur le corps ;

● les sensations sont observées ;

● certaines capacités mentales sont sollicitées ;

● des images ou des représentations sont proposées ;

● une orientation précise est donnée à l’expérience ;

● des émotions et des ressentis peuvent apparaître.

Cette mobilisation conjointe crée une forme de concurrence avec les pensées automatiques, les anticipations habituelles ou les réactions qui occupent ordinairement l’espace intérieur.

L’attention n’est plus entièrement absorbée par le problème. Elle se trouve engagée dans une autre expérience, construite autour d’une intention et de ressources adaptées aux besoins de la personne.

L’implication émotionnelle

L’implication émotionnelle est essentielle.

Imaginer une situation de manière distante ou purement intellectuelle ne produit pas la même expérience que de parvenir à la ressentir intérieurement.

Nous pouvons d’ailleurs l’observer dans l’anxiété : il suffit parfois d’imaginer une situation redoutée pour que le corps réagisse réellement. Le rythme cardiaque peut s’accélérer, les muscles se contracter et une émotion peut apparaître alors même que la situation n’est pas en train de se produire.

En sophrologie, cette capacité naturelle est utilisée dans une autre direction.

La personne est invitée à vivre intérieurement une expérience porteuse de sens : se sentir plus stable, retrouver une capacité, traverser différemment une situation, se représenter en train de poser une limite ou ressentir davantage de sécurité.

Plus cette expérience implique conjointement le corps, les représentations mentales et les émotions, plus elle acquiert de la consistance.

La vivance

La vivance désigne ce qui est réellement vécu et ressenti pendant la séance.

Elle ne se limite pas à une image mentale.

Elle peut comprendre :

● une sensation corporelle ;

● une modification de la respiration ;

● un relâchement ;

● une émotion ;

● une impression de stabilité ;

● une sensation d’espace ;

● une image ;

● un souvenir ;

● un mouvement intérieur ;

● une prise de conscience ;

● une perception différente de soi ou d’une situation.

La vivance donne à l’expérience une réalité intérieure.

La personne ne se dit pas seulement : « Je devrais avoir confiance. » Elle commence à reconnaître comment la confiance, la stabilité ou la sécurité peuvent se manifester en elle.

Ces expériences sont parfois très perceptibles. À d’autres moments, elles restent discrètes, subtiles ou difficiles à nommer. Elles n’en sont pas nécessairement moins importantes.

Les bénéfices de la sophrologie

La sophrologie va représenter une aide pour traverser les difficultés rencontrées, pour dépasser des comportements et des attitudes invalidants et problématiques (peurs irraisonnées, difficultés relationnelles…) en développant des ressources et des états internes adaptés et bénéfiques correspondants aux besoins de chacun.

Cette expérience, vécue dans le cadre de la pratique, génère des ressentis positifs qui vont s’inscrire en nous, empreintes favorisées par cet état de conscience modifié (niveau sophro-liminal) et induire, petit à petit, des changements.

Parallèlement, la pratique régulière va agir aussi dans dans des niveaux plus profonds et permettre :

  • De prendre de la distance avec ce qui nous dérange,
  • De voir les choses avec un nouveau regard,
  • D’être plus positif au quotidien,
  • De mieux nous connaître et renouer avec nos valeurs profondes,
  • De développer un autre rapport à nous et au monde.

La combinaison de ces techniques, modulées et adaptées, permet de vivre, en définitive, une expérience intérieure qui permet au fil des séances, de se percevoir plus positivement, de modifier son rapport à son environnement et d’apporter un équilibre intérieur, bénéfique au quotidien. Les ressources se développent en même temps qu’une nouvelle conscience de soi, des autres et une qualité de vie retrouvée.

Pourquoi la sophrologie peut-elle produire des changements ?

La sophrologie ne repose pas uniquement sur la pensée positive et ne consiste pas à se convaincre artificiellement que tout va bien. Elle utilise plusieurs capacités naturelles : l’attention, l’imagination, la mémoire, la perception corporelle, l’émotion et la capacité d’apprentissage.

Une expérience imaginée peut susciter un vécu réel

Une situation imaginée avec suffisamment de précision et d’implication peut provoquer de véritables réactions émotionnelles et corporelles. C’est ce que nous constatons lorsque l’anticipation d’un événement suffit à générer de l’anxiété, mais aussi lorsqu’un souvenir agréable fait apparaître spontanément un sourire, une sensation de chaleur ou un apaisement.

Le cerveau ne confond pas totalement une expérience réelle et une expérience imaginée. Cependant, l’imagerie mentale mobilise une partie des mécanismes également impliqués dans la perception et peut susciter des réponses émotionnelles et corporelles véritables.

La sophrologie s’appuie sur cette capacité pour permettre à la personne de vivre intérieurement des expériences différentes de celles produites par ses automatismes habituels.

L’expérience ne reste pas seulement intellectuelle

Comprendre quelque chose est utile, mais ne suffit pas toujours à produire un changement. Une personne peut, par exemple, savoir qu’elle a de la valeur sans parvenir à la ressentir. Elle peut savoir qu’une situation n’est pas dangereuse tout en continuant à éprouver une peur intense.

La sophrologie crée les conditions permettant de vivre une autre expérience et pas seulement de l’analyser. Le corps, les sensations, les images et les émotions sont associés au travail. La nouvelle expérience peut alors devenir plus concrète et plus accessible.

La répétition favorise l’apprentissage

Tout apprentissage se construit à partir d’expériences répétées. Au fil des séances et de la pratique personnelle, certaines ressources deviennent plus facilement mobilisables. La personne peut reconnaître plus rapidement ce qui se passe en elle, retrouver un point d’appui ou envisager une situation avec davantage de souplesse.

Ces changements reposent notamment sur la capacité du cerveau à évoluer en fonction des expériences vécues, appelée plasticité cérébrale. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’une visualisation crée automatiquement un changement neurologique précis ou mesurable. La répétition d’expériences nouvelles soutient cependant les processus d’apprentissage et peut progressivement modifier les réponses habituelles. Une expérience vécue une seule fois peut ouvrir une possibilité. Sa répétition et son intégration permettent davantage qu’elle devienne une nouvelle manière de ressentir, de penser ou d’agir.

Le vécu positif n’est pas une injonction à être positif

L’orientation positive de la sophrologie ne consiste pas à nier les difficultés, à repousser une émotion ou à se forcer à voir la vie du bon côté. Elle consiste à rechercher ce qui peut être soutenant, mobilisable et constructif pour la personne.

Une séance peut donc faire apparaître une tension, une tristesse, une peur ou une difficulté. Ces ressentis ne signifient pas que la séance est manquée. Ils peuvent au contraire apporter une information importante sur ce qui demande à être reconnu, accompagné ou approfondi.

L’objectif n’est pas d’éliminer toute expérience désagréable, mais de développer une relation plus consciente et plus souple à ce qui est vécu.

Les autres éléments qui favorisent le changement

La méthode ne produit pas les mêmes effets indépendamment de la manière dont elle est proposée et vécue. Plusieurs éléments participent au processus.

Une méthode adaptée à l’objectif

Les exercices doivent être choisis en fonction de votre situation, de vos besoins et du changement recherché. Une séance destinée à préparer un événement ne sera pas construite de la même manière qu’une séance visant à restaurer un sentiment de sécurité ou à développer l’affirmation de soi.

L’adaptation du sophrologue

Une même technique ne convient pas de la même manière à toutes les personnes. Le vocabulaire, le rythme, les images proposées, la durée des exercices et la manière de guider doivent être adaptés à votre sensibilité et à votre façon de fonctionner.

La relation de confiance

La possibilité de se laisser guider dépend également de la qualité de la relation établie avec le sophrologue. Vous devez pouvoir vous sentir écouté, respecté et libre d’exprimer ce qui vous convient ou ne vous convient pas.

La séance se déroule sans contact physique, dans le respect de votre rythme, de votre histoire et de vos limites.

L’engagement dans la démarche

La sophrologie implique une participation active. Il ne s’agit pas de réussir parfaitement les exercices, de ressentir immédiatement quelque chose de précis ou d’obtenir à chaque séance un résultat spectaculaire.

L’engagement consiste plutôt à entrer dans l’expérience avec suffisamment d’ouverture, à observer ce qui se présente et à accepter que le cheminement puisse être progressif. Les attentes trop rigides ou l’évaluation permanente du résultat peuvent parfois empêcher de vivre pleinement ce qui se déroule.

L’intention donne une direction au travail, tandis que l’ouverture permet d’accueillir la manière singulière dont l’expérience se présente.

Comment se déroule une séance de sophrologie ?

Une séance individuelle dure environ une heure et comprend un temps d’échange et un temps de pratique. Chaque séance est construite selon une logique et s’inscrit dans un accompagnement personnalisé.

Le temps d’échange

En début de séance, nous faisons le point sur :

● ce que vous vivez actuellement ;

● les événements survenus depuis la dernière rencontre ;

● les changements éventuellement observés ;

● les difficultés encore présentes ;

● votre état émotionnel et corporel ;

● l’objectif du travail du jour.

Ce temps permet de choisir et d’adapter les techniques proposées.

La relaxation dynamique

La relaxation dynamique comprend des mouvements corporels doux associés, selon les exercices, à la respiration, à l’attention ou à une intention précise. Elle permet de mobiliser le corps, de mieux percevoir les sensations et de favoriser une présence plus attentive à soi.

Les exercices sont adaptés à vos possibilités physiques et peuvent généralement être pratiqués debout ou assis.

La sophronisation

La sophronisation correspond à une détente progressive et à une lecture attentive du corps. Guidée par la voix, elle permet de porter l’attention sur les différentes parties du corps, de reconnaître les sensations présentes et d’accéder progressivement au niveau sophro-liminal.

L’activation intra-sophronique

Une fois cet état atteint, différentes stimulations mentales peuvent être proposées en fonction de l’objectif :

● visualisation ;

● évocation d’un souvenir ;

● projection dans une situation future ;

● autosuggestion ;

● représentation symbolique ;

● travail autour d’une valeur ;

● activation d’une qualité ou d’une capacité ;

● exploration d’une nouvelle manière de vivre une situation.

Cette partie ne consiste pas seulement à « voir une image ». Elle vise à permettre une expérience qui engage le corps, le mental et les émotions.

Le retour et la verbalisation

Après la pratique, vous revenez progressivement à un état de veille ordinaire.

Un temps est consacré à ce que vous avez vécu : sensations, images, émotions, pensées, prises de conscience ou difficultés éventuelles.

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise expérience.

La verbalisation permet de reconnaître ce qui s’est passé, d’en faciliter l’intégration et d’adapter la suite de l’accompagnement.

Dans quelles situations la sophrologie peut-elle être utile ?

La sophrologie peut apporter un soutien dans différents contextes.

Stress et surmenage

Elle permet de reconnaître les signes de tension, de retrouver des temps de récupération et de ne plus rester constamment mobilisé par les contraintes quotidiennes.

Anxiété et ruminations

Elle aide à déplacer l’attention, à développer des appuis corporels et à vivre des états intérieurs qui ne sont pas entièrement organisés autour de l’anticipation et de l’inquiétude. Elle peut notamment soutenir les personnes confrontées à une anxiété généralisée, lorsque les inquiétudes deviennent persistantes et occupent une place importante au quotidien.

La sophrologie peut aussi soutenir la régulation corporelle et émotionnelle lorsque des pensées obsessionnelles et des comportements compulsifs s’accompagnent d’une tension intérieure importante.

Crises d’angoisse et peur des sensations

La sophrologie peut aider à retrouver progressivement un rapport moins inquiétant aux manifestations corporelles et à développer des ressources d’apaisement et de sécurité.

Phobies

Elle peut soutenir la préparation mentale, renforcer les ressources et accompagner progressivement la personne dans une autre manière de se représenter et de vivre la situation redoutée. Elle peut également contribuer à restaurer un rapport plus sécurisant au corps et aux déplacements lorsque les peurs prennent la forme d’une agoraphobie.

Changements et périodes de transition

Une séparation, une évolution professionnelle, un deuil ou tout autre changement important peuvent déstabiliser les repères. La sophrologie aide à traverser ces périodes en maintenant davantage de continuité intérieure.

Confiance, estime et affirmation de soi

Le travail permet de mieux reconnaître ses qualités, ses valeurs, ses besoins et ses capacités.

Les séances peuvent également préparer à prendre sa place, poser une limite, exprimer une demande ou adopter un comportement plus ajusté.

Préparation d’un événement

La personne peut se préparer à une prise de parole, un examen, une intervention, une compétition ou une situation importante en mobilisant ses ressources et en vivant mentalement les différentes étapes.

Un accompagnement personnalisé en sophrologie

Il n’existe pas de programme identique pour toutes les personnes. L’accompagnement commence par un échange permettant de comprendre :

● ce qui vous amène à consulter ;

● la manière dont la difficulté se manifeste ;

● ce qui la déclenche ou l’entretient ;

● les réactions corporelles, émotionnelles et mentales associées ;

● les stratégies déjà utilisées ;

● les changements que vous aimeriez observer.

Les séances sont ensuite organisées dans un plan d’accompagnement personnalisé. Certaines personnes ont principalement besoin de retrouver de l’apaisement et de la stabilité. D’autres souhaitent développer leur confiance, préparer une situation ou faire évoluer des fonctionnements plus anciens.

La sophrologie peut constituer l’approche principale ou être intégrée à un accompagnement thérapeutique plus large.

Cette adaptation s’appuie sur mon parcours, mes formations et ma pratique de l’accompagnement.

La place de la sophrologie dans un accompagnement thérapeutique

Lorsqu’une difficulté est liée à une expérience douloureuse ou traumatique, à une histoire personnelle ou à un fonctionnement de protection ancien, apprendre à se détendre ne suffit généralement pas. La sophrologie peut alors être utilisée dans une dimension plus thérapeutique.

Le vécu corporel, les émotions, les images ou les pensées qui apparaissent pendant la séance peuvent apporter des informations importantes sur :

● les situations qui déclenchent la difficulté ;

● les besoins qui n’ont pas été entendus ;

● les croyances développées sur soi ou sur les autres ;

● les mécanismes de protection ;

● les conflits intérieurs ;

● la difficulté à se sentir légitime ou en sécurité ;

● les ressources qui ont besoin d’être restaurées.

Il ne s’agit pas d’imposer une interprétation. Le travail part de votre propre expérience et de ce qui émerge pendant les séances, afin de mieux comprendre ce qui se joue et de permettre progressivement une autre manière de le vivre.

Pourquoi associer la sophrologie et l’IMO ?

La sophrologie et l’IMO, méthode apparentée à l’EMDR, sont deux approches différentes mais complémentaires. L’IMO est davantage orientée vers le retraitement d’expériences qui continuent à produire une charge émotionnelle ou à influencer le présent.

La sophrologie permet notamment de développer les ressources nécessaires pour mieux traverser ce travail et intégrer les changements qui en découlent.

Avant un travail en IMO

La sophrologie peut être proposée lorsqu’il est nécessaire de renforcer préalablement :

● le sentiment de sécurité ;

● la capacité à revenir au présent ;

● la perception des appuis corporels ;

● la possibilité de reconnaître et de traverser une émotion ;

● la confiance dans ses propres ressources.

Pendant l’accompagnement

Elle peut être utilisée entre deux séances d’IMO afin de soutenir la stabilisation, de développer une ressource particulière ou d’accompagner ce qui évolue. Elle peut également aider la personne à rester davantage en lien avec son expérience sans être immédiatement submergée.

Après un retraitement

Une expérience peut avoir perdu sa charge émotionnelle sans que les nouvelles possibilités soient encore complètement installées dans la vie quotidienne.

La sophrologie peut alors permettre de consolider le travail en donnant une place corporelle et émotionnelle à de nouveaux ressentis : sécurité, valeur personnelle, capacité à faire face, liberté de choisir ou possibilité de prendre sa place. Toutes les personnes n’ont pas besoin d’associer les deux méthodes. Leur utilisation dépend de votre situation, de vos besoins et de l’évolution de l’accompagnement.

3 idées reçues fréquentes sur la sophrologie

1. « La sophrologie, c’est de la relaxation et de la respiration »

La relaxation et la respiration sont des moyens utilisés au cours des séances.

Elles peuvent faciliter la présence au corps et l’accès au niveau sophro-liminal, mais elles ne constituent pas une fin en soi.

La particularité de la sophrologie réside dans l’association du corps, du mental et des émotions au sein d’une expérience intérieure guidée.

2. « Il suffit de penser positivement »

La sophrologie ne consiste pas à nier les difficultés ni à remplacer une pensée négative par une formule positive.

Le travail vise à faire vivre une expérience suffisamment concrète, incarnée et émotionnellement impliquante pour permettre à la personne de découvrir d’autres ressources et d’autres possibilités.

3. Ce n’est pas pour moi

La sophrologie est une méthode ouverte à tous qui s’adapte à la personne, à ses besoins et au contexte. Que vous ayez un profil plutôt dynamique ou plutôt posé, les techniques seront adaptées en fonction. De nombreux sportifs de haut niveau utilisent la sophrologie pour se préparer mentalement aux épreuves sportives ou bien encore les pilotes 

Une expérience peut avoir perdu sa charge émotionnelle sans que les nouvelles possibilités soient encore complètement installées dans la vie quotidienne.

La sophrologie peut alors permettre de consolider le travail en donnant une place corporelle et émotionnelle à de nouveaux ressentis : sécurité, valeur personnelle, capacité à faire face, liberté de choisir ou possibilité de prendre sa place. Toutes les personnes n’ont pas besoin d’associer les deux méthodes. Leur utilisation dépend de votre situation, de vos besoins et de l’évolution de l’accompagnement.

FAQ

Faut-il réussir à faire le vide dans sa tête ?

Non. Faire le vide n’est pas l’objectif de la sophrologie. Des pensées peuvent continuer à apparaître pendant la séance. Il s’agit d’apprendre à revenir à l’expérience proposée sans considérer chaque distraction comme un échec.

Est-ce que je perds le contrôle pendant la séance ?

Non. Vous restez consciente ou conscient de ce qui se passe. Vous entendez les consignes, pouvez bouger, parler, ouvrir les yeux ou interrompre l’exercice à tout moment.

Que se passe-t-il si je ne ressens rien ?

Certaines expériences sont très perceptibles, tandis que d’autres sont plus discrètes. Il est également possible d’avoir besoin de temps pour reconnaître et nommer ses sensations. La séance est adaptée à ce qui est réellement accessible, sans chercher à provoquer artificiellement un ressenti.

C’est quoi exactement la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode psycho-corporelle, élaborée dans les années 60 par un neuropsychiatre Colombien, Alfonso Caycedo, qui s’appuie sur des exercices pratiques qui agissent positivement sur notre corps, notre mental et nos émotions. Elle s’inscrit dans une dimension thérapeutique ou de développement personnel. 

Combien de séances faut-il prévoir ?

Le nombre de séances dépend de l’objectif, de l’ancienneté de la difficulté, de sa complexité et du niveau de changement recherché. Pour une problématique précise, une première fourchette peut être envisagée, puis réévaluée en fonction de l’évolution. Il ne s’agit pas d’un engagement rigide.

Quel est le tarif d’une séance de sophrologie ?

Le tarif d’une séance de sophrologie varie selon les régions. Il faut compter entre 50 et 70 euros en général pour une séance d’une heure.

Comment se déroule une séance de sophrologie ?

Chaque séance s’adapte aux besoins de la personne. En général (le contenu peut varier d’une école à une autre), une séance se décompose de la façon suivante : Relaxation dynamique (mouvements corporels doux : exercices variés et choisis selon l’objectif) ; Sophronisation (lecture du corps proche de la relaxation) ; Activation intra–sophronique (stimulations mentales réalisées dans un état de relâchement avancé : visualisation, souvenirs, projections, autosuggestions, représentations symboliques, images, valeurs…) ; Exercices de respiration (comme point d’ancrage tout au long de la séance).

Combien de temps dure une séance de sophrologie ?

Une séance de sophrologie dure 1 h environ.

Est-ce que la sophrologie peut être remboursée ?

La sophrologie peut-être remboursée par certaines mutuelles selon votre contrat. Il faut se rapprocher de votre mutuelle ou consulter votre contrat, en regardant les prestations complémentaires de médecine alternative ou les termes associés.

Est-ce que la sophrologie soigne les acouphènes ?

La sophrologie peut apporter un soutien pour soulager les acouphènes. Des exercices pratiques sont pratiqués pour apprendre à gérer l’inconfort dû aux acouphènes.

La sophrologie remplace-t-elle un suivi médical ou psychologique ?

Non. Elle ne remplace pas un diagnostic, un traitement médical ou une psychothérapie lorsque ceux-ci sont nécessaires. Elle peut être utilisée seule dans certaines situations ou intervenir de manière complémentaire, dans le respect du rôle de chaque professionnel.

Séances de sophrologie à Gémenos, près d’Aubagne

Vous souhaitez être accompagné en sophrologie ?

Vous avez le sentiment de rester constamment sous tension, de ne plus parvenir à retrouver votre équilibre ou de savoir ce qui devrait changer sans réussir encore à le ressentir intérieurement ?

Nous pouvons prendre le temps d’échanger autour de votre situation, de vos besoins et de l’accompagnement qui pourrait vous convenir.

Je vous accueille à Gémenos, près d’Aubagne, pour un premier échange autour de votre situation.

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